Si les énergies renouvelables, et l’hydroélectricité en tête, gagnent de plus en plus de terrain dans le mix énergétique français, les acteurs de la filière alertent sur le manque d’investissements et sur les risques pour l’avenir du secteur.

L’hydroélectrique français, une filière à l’abandon ?
L’alerte sur l’état de la production hydroélectrique en France est lancée par l’article “HYDROÉLECTRICITÉ : LA SITUATION DIFFICILE DES BARRAGES FRANÇAIS” de Choisir.com.
Le constat y est alarmant : même si la production hydraulique représente la première source d’énergie d’origine renouvelable dans l’hexagone, puisqu’elle représente 12% de la production d’électricité en France et que le parc hydraulique de la métropole est le plus grand de l’Union européenne, la filière n’est pas exploitée à son juste niveau.
Pour une fois, la faute n’est pas à aller chercher du côté du réchauffement climatique, même si les sécheresses de l’année 2022 en ont fait qu’il s’agissait de la plus mauvaise année en matière de production hydroélectrique depuis 45 ans.
Le véritable problème vient du régime de concession lié aux barrages. En effet, en cas d’investissement imprévu dans la concession, un directive de Bruxelle prévoit qu’une mise en concurrence doit avoir lieu. EDF, qui gère 70% de la production hydroélectrique française, refuse donc de réaliser les investissements nécessaires pour cette raison.
Comment envisager l’avenir de la filière hydroélectrique dans l’hexagone ?
Le PDG d’EDF, Luc Rémont, demande que les ouvrages soient dorénavant gérés sous le régime de l’autorisation, afin que le géant de l’énergie français n’en perde pas l’exploitation. Grâce à cela, les entreprises françaises pourraient se lancer sereinement dans la remise à niveau du parc français.
Pour atteindre son plein potentiel, le parc hydroélectrique français devra grandir et se moderniser, ce qui passera certainement par la créations de nouvelles stations de transfert d’énergie par pompage (STEP), en plus des 6 installations déjà existantes, aux alentours de 2035.
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